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Trouver l'inspiration

ludotheque portail

Depuis la rentrée, un nouveau service a vu le jour à la médiathèque : une ludothèque !

Dès à présent, vous avez accès à une trentaine de jeux de société, pour petits et grands. 

Jeux de rapidité (Dobble, Ligretto, Jungle Speed...), jeux d'adresse (Jenga, Kapla...), jeux de culture générale (Trivial Pursuit, IKnow, Time's up...), jeux d'enquête (Cluedo, Mysterium, Petits meurtres et faits divers...), jeux de stratégie (Les aventuriers du rail, Magic Maze, 7 Wonders...), jeux de cartes... Des incontournables comme des inédits, des jeux pour les tout-petits comme des jeux pour les grands experts, il y en a pour tous les goûts. 

Pour la liste complète, ça se passe ici.

sorciere blanche

Ce livre jeunesse est mon coup de cœur de cette rentrée !

Résumé : Smilla, une petite fille inuit a été enlevée par la fameuse Sorcière Blanche. Miki, son père, ne sait que faire. Le shaman, cupide, ne lui est d’aucune aide. Seul, Anuun, le mystérieux Garçon-au-sourire lui propose de la retrouver. Anuun, l’homme qui dort les yeux ouverts, est considéré comme l’idiot-de-la-lune du campement.  Pourtant, au mépsorciereblancheris du danger et des quand-dira-t-on, il part au loin sur la banquise. Arrivé devant la tente de la Sorcière blanche, il essaie sa chanson magique : Smilla est libérée des griffes de sa ravisseuse ! Mais si le corps de la petite fille e

 

st ramené à son père, l’âme elle, est toujours prisonnière de la sorcière…

Avis : Voici une magnifique histoire servie par une langue soutenue et imagée. Les illustrations (gravures) empruntent à l’art traditionnel inuit fait d’os gravé, de petites sculptures de pierre et de masques funéraires.

Avec des références à la langue (via le nom des personnages), à l’évocation des esprits, à la rudesse du climat (la banquise et les trente-six sortes de blanc) ou à la chanson magique (on croirait un cri de phoque), Carl NORAC nous livre un superbe hommage à la culture inuit. Son tour de force est de faire une histoire inédite aux allures de conte traditionnel. C’est beau, inquiétant et au final, réconfortant.

On adore cette première collaboration entre Carl Norac et Ghislaine Herbera : vivement leur prochain livre !

Sorcière blanche, Carl Norac, ill. Ghislaine Herbéra, édition A pas de loups. Tout public à partir de 8-10 ans. Plus d'informations

rentree litteraire portail

J’extirpe avec plaisir le dernier Eric Reinhardt, fraîchement arrivé dans les locaux de la médiathèque parmi la cinquantaine de romans de la rentrée littéraire. Et avec un très bon a priori ! L’amour et les forêts, son précédent roman, sorti en 2014, fait partie de mes livres de chevet. Dégustons donc La chambre des époux.

 

Le pitch de l’éditeur 

Nicolas, une quarantaine d'années, est compositeur de musique. Un jour, sa femme Mathilde apprend qu'elle est atteinte d'un grave cancer du sein qui nécessite une intense chimiothérapie. Alors que Nicolas s'apprête à laisser son travail en plan pour s'occuper d'elle, Mathilde l'exhorte à terminer la symphonie qu'il a commencée. Elle lui dit qu'elle a besoin d'inscrire ses forces dans un combat conjoint. Nicolas, transfiguré par cet enjeu vital, joue chaque soir à Mathilde, au piano, dans leur chambre à coucher, la chambre des époux, la symphonie qu'il écrit pour l'aider à guérir. S'inspirant de ce qu'il a lui-même vécu avec son épouse pendant qu'il écrivait son roman Cendrillon voilà dix ans, Eric Reinhardt livre ici une saisissante méditation sur la puissance de la beauté, de l'art et de l'amour, qui peuvent littéralement sauver des vies.

 

Mon avis 

Autant être directe : c’est une grande déception !

Littérairement parlant, c’est une réussite. Reinhardt prouve qu’il manie avec brio le roman puzzle et la mise en abyme : l’histoire dans l’histoire, le roman dans le roman… L’exercice de style est remarquable, tout comme le style littéraire, très ampoulé. Du point de vue narratif, c’est troublant : on pense avoir affaire au cancer de la femme du narrateur. En réalité, cela semble être un prétexte à des pérégrinations narratives et à digressions (si nombreuses qu’elles n’en sont plus) égotistes. Autre fait troublant : la maladie devient magnifiée à travers le texte de Reinhardt. Objet de romantisme, le cancer devient une ode à la sublimation de la femme et à l’exaltation des sens, ce qui m’a laissé une impression dérangeante.

Bref, à mi-parcours, le livre m’est finalement tombé des mains. Ciao Reinhardt ! au prochain livre, qui, je l’espère, sera un coup de cœur.

A réserver ici

***

Et voilà que dans la commande de la rentrée littéraire s’est aussi glissé Vous connaissez peut-être. C’est le dernier roman du prolifique Joann Sfar, dans la lignée de Comment tu parles de ton père. De même que pour Reinhardt, je pars avec un très bon a priori, c’est un auteur que j’affectionne particulièrement.

 

Le pitch de l’éditeur

« Au début il y a cette fille, Lili rencontrée sur Facebook. Ça commence par « vous connaissez peut-être », on clique sur la photo du profil et un jour on se retrouve chez les flics. J’ai aussi pris un chien, et j’essaie de lui apprendre à ne pas tuer mes chats. Tant que je n’aurais pas résolu le problème du chien et le mystère de la fille, je ne tournerai pas rond. Ça va durer 6 mois. C’est une histoire vraie. » Ce roman fait suite à Comment tu parles de ton père. On y trouve quelques portraits de femmes, et un portrait de chien. C’est une enquête. Tout est vrai sinon ce n’est pas drôle.

 

Mon avis

C’est du Joann Sfar pur et dur ! Cela semble être une plongée directe dans l’esprit joyeusement bordélique de Joann Sfar, des confessions d’un copain, accoudé à un comptoir. On pense avoir affaire à une histoire de réseaux sociaux, on se retrouve avec plein de petites histoires : l’adoption d’un bull-terrier incontrôlable, la perte de la mère, la question juive, le profil des chauffeurs Uber… C’est drôle, cinglant et plein d’autodérision. C’est aussi une sorte de Liaisons dangereuses à l’heure d’Internet. Si vous aimez la plume de Sfar, vous ne serez pas déçus !

A réserver ici

point cardinal nothomb

Premier livre de la rentrée littéraire 2017 que je lis, et déjà une belle surprise.


Il s'agit de "Point cardinal" de Léonor De Récondo, paru en août 2017 chez Sabine Wespieser.

C'est la première fois que je me plonge dans un roman de cette auteure, j'avais entendu beaucoup de bien de son précédent livre "Amours", mais bon, vous savez ce que c'est... on ne peut pas tout lire.
"Point cardinal" est l'histoire d'une transformation, celle d'un homme en femme. L'auteure aborde donc le sujet sensible du transgenre.
Laurent vit avec sa femme et ses deux enfants, il mêne une vie simple et paisible, pourtant Laurent n'est pas bien dans sa peau. Le livre commence sur le parking d'un bar, Laurent est habillé en femme, il est alors Mathilda, la seule identité qui lui corresponde vraiment.
Le livre raconte tout ce processus de changement, ses effets psychologiques et physiques,
et surtout les réactions très différentes de son entourage : famille en premier lieu, mais aussi amis et collègues.
L'écriture sensible de Léonor De Récondo sert idéalement le propos du roman, et nous donne à lire quelques passages d'une rare émotion.
La réaction de ses enfants est très intéressante dans la façon dont est perçue la transformation.
"Si je ne me suis jamais senti homme, je me suis toujours senti père."
Malgré la complexité du sujet, il est traité en profondeur et avec finesse : un grand roman.
Définitivement, la rentrée littéraire commence de la meilleure des façons...
  
L'auteure, Léonor De Récondo, est passée à la première émission de la Grande Librairie 2017 (jeudi 7 septembre), n'hésitez pas à la (re)voir ici.


2 heures plus tard... je termine le dernier Nothomb "Frappe-toi le coeur". Autant le Nothomb 2016 m'était tombé des mains, autant le 2017 est un bon cru ;) Réservez-le.

Vous pouvez retrouver la liste complète de nos acquisitions de la rentrée littéraire 2017 sur notre site.

Bonne lecture !

vives une soeur

A l’occasion de la dernière parution du génialissime – rien que ça ! – Bastien Vivès, petite mise en lumière, s’il en fallait, sur cet étrange et beau recueil.

Une sœur est un album ambigu. A s’y méprendre, on croirait aborder un livre léger, une lecture d’été. C’est l’histoire d’un jeune garçon de treize ans, en vacances avec ses parents et son frère cadet en Bretagne. Ils jouent aux puzzles, partagent des secrets d’enfants et dessinent des Pokémon. Et puis voilà qu’arrive une amie de la famille et sa jeune fille de seize ans. Une adolescente, portable et cigarette greffés à la main, envoûtante aux yeux d’Antoine. Désormais, ce ne sont plus les Pokémon qu’il dessine, mais des portraits d’Hélène. Une complicité fraternelle commence alors à les unir, vite dépassée par de premiers émois amoureux et érotiques. Antoine bascule alors de l’enfance à l’adolescence…

Bastien Vivès signe avec cette bande-dessinée un récit subtil et aérien, dans la lignée de Polina (récemment adaptée au cinéma, avec Juliette Binoche), ou du Goût du chlore. Cette histoire simple est relevée par un trait minimaliste et épuré, parfois à la limite de l’abstrait. Cette BD se dévore en un rien de temps, et oscille d’une main de maître entre insouciance, noirceur et légèreté.

A lire absolument. Et à retrouver au Quai Dock dès lundi !

Une sœur de Bastien Vivès, Casterman, 2017

Médiathèque André Malraux
Quai des remparts
14100 LISIEUX
02 31 48 41 00

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