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J’extirpe avec plaisir le dernier Eric Reinhardt, fraîchement arrivé dans les locaux de la médiathèque parmi la cinquantaine de romans de la rentrée littéraire. Et avec un très bon a priori ! L’amour et les forêts, son précédent roman, sorti en 2014, fait partie de mes livres de chevet. Dégustons donc La chambre des époux.

 

Le pitch de l’éditeur 

Nicolas, une quarantaine d'années, est compositeur de musique. Un jour, sa femme Mathilde apprend qu'elle est atteinte d'un grave cancer du sein qui nécessite une intense chimiothérapie. Alors que Nicolas s'apprête à laisser son travail en plan pour s'occuper d'elle, Mathilde l'exhorte à terminer la symphonie qu'il a commencée. Elle lui dit qu'elle a besoin d'inscrire ses forces dans un combat conjoint. Nicolas, transfiguré par cet enjeu vital, joue chaque soir à Mathilde, au piano, dans leur chambre à coucher, la chambre des époux, la symphonie qu'il écrit pour l'aider à guérir. S'inspirant de ce qu'il a lui-même vécu avec son épouse pendant qu'il écrivait son roman Cendrillon voilà dix ans, Eric Reinhardt livre ici une saisissante méditation sur la puissance de la beauté, de l'art et de l'amour, qui peuvent littéralement sauver des vies.

 

Mon avis 

Autant être directe : c’est une grande déception !

Littérairement parlant, c’est une réussite. Reinhardt prouve qu’il manie avec brio le roman puzzle et la mise en abyme : l’histoire dans l’histoire, le roman dans le roman… L’exercice de style est remarquable, tout comme le style littéraire, très ampoulé. Du point de vue narratif, c’est troublant : on pense avoir affaire au cancer de la femme du narrateur. En réalité, cela semble être un prétexte à des pérégrinations narratives et à digressions (si nombreuses qu’elles n’en sont plus) égotistes. Autre fait troublant : la maladie devient magnifiée à travers le texte de Reinhardt. Objet de romantisme, le cancer devient une ode à la sublimation de la femme et à l’exaltation des sens, ce qui m’a laissé une impression dérangeante.

Bref, à mi-parcours, le livre m’est finalement tombé des mains. Ciao Reinhardt ! au prochain livre, qui, je l’espère, sera un coup de cœur.

A réserver ici

***

Et voilà que dans la commande de la rentrée littéraire s’est aussi glissé Vous connaissez peut-être. C’est le dernier roman du prolifique Joann Sfar, dans la lignée de Comment tu parles de ton père. De même que pour Reinhardt, je pars avec un très bon a priori, c’est un auteur que j’affectionne particulièrement.

 

Le pitch de l’éditeur

« Au début il y a cette fille, Lili rencontrée sur Facebook. Ça commence par « vous connaissez peut-être », on clique sur la photo du profil et un jour on se retrouve chez les flics. J’ai aussi pris un chien, et j’essaie de lui apprendre à ne pas tuer mes chats. Tant que je n’aurais pas résolu le problème du chien et le mystère de la fille, je ne tournerai pas rond. Ça va durer 6 mois. C’est une histoire vraie. » Ce roman fait suite à Comment tu parles de ton père. On y trouve quelques portraits de femmes, et un portrait de chien. C’est une enquête. Tout est vrai sinon ce n’est pas drôle.

 

Mon avis

C’est du Joann Sfar pur et dur ! Cela semble être une plongée directe dans l’esprit joyeusement bordélique de Joann Sfar, des confessions d’un copain, accoudé à un comptoir. On pense avoir affaire à une histoire de réseaux sociaux, on se retrouve avec plein de petites histoires : l’adoption d’un bull-terrier incontrôlable, la perte de la mère, la question juive, le profil des chauffeurs Uber… C’est drôle, cinglant et plein d’autodérision. C’est aussi une sorte de Liaisons dangereuses à l’heure d’Internet. Si vous aimez la plume de Sfar, vous ne serez pas déçus !

A réserver ici


Médiathèque André Malraux
Quai des remparts
14100 LISIEUX
02 31 48 41 00

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