bratata
A+ A- A
Identification OPAC

Retrouvez-nous sur :

image-vide-90px

Trouver l'inspiration

 LE JOURNAL D'EULALIE Un amour de guerre de Catherine Cuencaeulalie

Les parents de Marianne et de son frère Louis sont divorcés. Pour une fois, ils partent en vacances avec leur père, professeur d'Histoire, en Normandie pour découvrir les célèbres lieux de la Seconde Guerre mondiale et du débarquement du 6 juin 1944. Tout ceci ne s'annonce pas très amusant pour les deux enfants.

Leur père a loué une maison Les Ajoncs dont s'occupe une vieille dame, Paulette. Dès leur arrivée, elle leur dit que cette maison a connu un terrible drame : une jeune domestique qui y travaillait pendant la guerre se serait suicidée après avoir été tondue à la Libération, parce qu'elle aurait eu une relation avec un officier allemand occupant aussi cette maison.

Or, en rangeant ses affaires dans une armoire, Marianne découvre un petit journal intime. Elle commence à le lire et découvre l'histoire de cette jeune domestique prénommée Eulalie. Son récit débute en mars 1944. Elle raconte comment elle vit l'arrivée de cet officier allemand, son tiraillement entre l'attitude demandée par sa maitresse et son attirance envers le jeune homme.

La collection « Histoire & Société » aux éditions Oskar propose des titres permettant d'aborder l'Histoire par le biais de personnages réels ou fictifs toujours attachants. Cette fois-ci, c'est par le regard d'une jeune adolescente en vacances en Normandie près des plages du débarquement que l'on va aborder le pénible sujet de femmes tondues à la Libération pour avoir aimé ou simplement cotoyé des Allemands durant la guerre. Vous trouverez un dossier abordant le sujet en fin de livre. Voilà un livre que l'on a du mal à lâcher. Bonne lecture.

Espace Jeunesse : JR CUE

 flicPour fêter ses quinze ans, Alice parvient à entraîner sa mère dans un nouveau palais des délices, le Muffin Palace. Ce salon de thé à la décoration guimauve est, à ses yeux, le temple de la pâtisserie américaine à Paris. Elle veut profiter de ce moment de bonheur gustatif pour annoncer à sa mère une grande décision : elle veut devenir flic. Se demandant comment elle va aborder la question, elle observe ce qui se passe autour d’elle, en particulier ce Russe tape-à-l’œil, énorme, qui engloutit des gâteaux, puis un homme dehors, installé sur le trottoir, qui semble guetter quelque chose, tandis qu’une voiture attend, elle aussi, dans la rue. Alice sent qu’un drame approche, et veut être au cœur de l’action. Après tout, ce sera son métier plus tard …

 Ce roman est en prise directe avec une réalité de notre pays, celle des clandestins, des sans papiers, qui n’ont pas forcément choisi de vivre en France, mais que la misère et la guerre ont poussés hors de chez eux.

Le récit se déroule sur deux temps : celui du Muffin Palace, où Alice observe ce qui se joue et pressent le drame à venir ; l’évocation d’Abdel, un Algérien SDF arrivé en France il y a une quinzaine d’années, que sa mère aide depuis dix ans à avoir des papiers.  Et puis, il y a aussi le choix d’Alice, une adolescente forte, qui veut exercer un métier dont elle a une haute idée.

C'est un roman à la fois sérieux, drôle, où l'on ne s'ennuie à aucun moment. Un vrai plaisir de lecture.
A partir de 12 ans.

 

Le 7 juillet, Lisieux sera la ville d'arrivée de la 6ème étape du Tour de France (Dinan-Lisieux 226 km). En attendant, les coureurs font un crochet par la médiathèque à travers une présentation thématique de livres sur le cyclisme :

cyclisme4400

 

Petit meurtre et menthe à l'eau de Cécile Chartre

petit-meurtre-et-menthe-a-l_eau

Philibert (nom prédestiné !) n'aime pas la montagne . Et il va y passer tout le mois d'août avec son père et sa nouvelle femme. Pour ne pas faire les randonnées, Philibert trouve un petit travail de 13heures30 à 17 heures : aller rendre visite à Poupoune, lui donner à manger, lui gratter le menton et lui passer les feux de l'amour pour 20 euros par jour. Ah Poupoune ? Vous l'aviez deviné c'est un chat.

Hélas, trois fois hélas, le drame guette...

Et tout cela sur un ton badin, acide... 74 pages seulement mais qui régale le moral et avec un meurtre il faut le faire !!!

 

hyacintheterose

Hyacinthe et Rose, texte de François Morel, peintures de Martin Jarrie – ed. Thierry Magnier (2010)

Hyacinthe était coco, Rose était catho. Hyacinthe aimait boire, Rose aimait manger. Hyacinthe aimait la bicyclette, la pêche à la ligne, le vin rouge, la belote et les chants révolutionnaires. Rose préférait les mots croisés, le tricot, l’eau de mélisse, les dominos et les cantiques […]. Rose et Hyacinthe, mariés depuis quarante-cinq ans, ne s’entendaient sur rien… sauf sur les fleurs.

Dans ce livre, le petit-fils raconte le souvenir de ses grands-parents. Le texte parle de sieste dans les marguerites, de boutons-d’or dans les verres à moutarde, de roses trémières comme cadeau d'amour (dixit Rose) ou de roses rouges pour les deuils prolétaires (dixit Hyacinthe). Les illustrations, somptueuses, sentent les fleurs de peu (coquelicot, marguerite), les fleurs prestigieuses (lys, arum) et... les fleurs imaginaires. Ces 48 portraits de fleurs sont une vraie exposition à eux-seuls, où l'on va, vient, re-vient, sans fin.

Ce grand livre illustré est un cadeau. Martin Jarrie n'est pas seulement un excellent illustrateur, c'est un grand peintre. Quant à François Morel, notre normand parisien préféré, si vous ratez ses chroniques radiophoniques hebdomadaires, si vous n'avez pas la chance de connaître ses deux disques (pourtant disponibles à l'Espace multimédia !), vous pouvez vous rattraper et découvrir sa délicatesse et son espièglerie dans ce livre.

Médiathèque André Malraux
Quai des remparts
14100 LISIEUX
02 31 48 41 00

agglo lisieux normandie logo 180px