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Trouver l'inspiration

 La dernière chance / Rodernierechancebert Newton Peck, ed. Flammarion

Collin est un jeune américain de 15 ans qui désespère ses parents (mauvais résultats scolaires, réfractaire à toute forme d'apprentissage, rebelle face à l'autorité ect...). Ceux-ci, ne sachant plus quoi faire pour lui inculquer une bonne éducation, l'envoient en séjour chez un vieux montagnard vivant au milieu de la forêt et des animaux sauvages. Ici, les hommes aiment la chasse et la solitude, paraissent loin des préoccupations de la vie « civilisée » et défendent des valeurs d'honneur, de nature et de respect de l'autre. Collin, un peu naïf et nonchalant au départ, se retrouve rapidement confronté à la rudesse de la vie montagnarde. Au fur et à mesure des jours et des (més)aventures, le vieil homme lui apprend le risque et la confiance en soi. Il lui apprendra surtout à se connaître, à appréhender ce qu'il souhaite être : ce séjour le fera grandir.

A la fin de l'histoire, nous revient en tête un très beau dialogue au début du roman entre le père et le fils :

-Non, mon garçon, tu ne m'as pas compris. Si je t'emmène là-haut, figure-toi, ce n'est pas parce que je ne peux pas te « blairer » comme tu dis. Pas du tout.

- Alors, c'est pour quoi ?

-C'est pour que tu apprennes à t'apprécier toi-même. Parce que c'est toi-même, en réalité, qui ne peux pas te blairer.

C'est un très beau roman initiatique dans la lignée de ces grands romans américains qui accordent une place particulière à la nature et à la découverte de soi. Il y a du Jack London et du Jim Harrisson chez cet auteur là !

L'auteur Robert Newton Peck est né en 1928 dans une grande ferme américaine. Descendants d'une génération de fermiers, il a, dans une vie antérieure, été tueur de cochons et bucheron !

A découvrir à l'Espace Jeunesse, dès 12 ans.

Parfois une certaine lassitude pointe son nez quand on lit. On voudrait quelque chose de vraiment nouveau, du jamais lu, du déconcertant, du passionnant, du dérangeant même, un livre qui rend perplexe , qui nous bouscule, un livre qui une fois fini n'amène pas cette réflexion «tiens il me fait penser à tel autre titre ... ».

Hé bien j'ai trouvé 2 nouveaux romans qui m'ont fait cet effet là, qui surprennent, qui ne se noient pas dans les autres :

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Soixante six, la prisonnière de Michel Levesque

Alexia pense être la fille de Susan Trevor et Paul Lincoln, elle pense avoir 17 ans et porte une montre collée à son poignet qui donne à minuit la morsure du sommeil. Mais un jour tout dérape dans ce monde rose bonbon, Alexia dort ou est droguée et à chaque nouveau réveil elle se retrouve en situation de danger, elle ne sait plus qui elle est et ce qu'elle doit croire ! Jack Soho doit se protéger avec sa soeur et ses frères jumeaux des zombies, un virus transforme les gens en bêtes sauvages attirées par la chair humaine.

Alexia et Jack vont se rencontrer et nous lecteurs nous nageons, nous nous laissons porter et mener en bateau !

 

 

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Epik de Conor Kostik

La Terre a été détruite par la guerre, les survivants ont construit sur une autre planète une société où toute violence est interdite : chaque citoyen a un alter ego virtuel et sa condition sociale dépend de ses performances dans le jeu video Epik. Erik veut créer une nouvelle société et mettre fin au jeu Epik mais ce n'est pas si simple car le Jeu a fini par avoir une volonté propre. Le lecteur navigue entre personnages réels et avatars, dans des combats virtuels.

 

 

 

Ces 2 titres seront à la médiathèque dès la semaine prochaine, venez les apprécier !!!

 

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Bonbons et boutons : une histoire italienne / Donatella et Emmanuel Guibert, ed. Gallimard

C'est un très beau conte que ce livre au format carré ! Son aspect cartonné, grand format et grosses illustrations peuvent laisser à penser qu'il est destiné aux tout-petits : erreur ! C'est un conte italien (non traditionnel) où il est question d'enfants qui refusent de boutonner leurs vêtements. Les mères sont découragées et impuissantes. Un jour, le boulanger-patissier du village a une formidable idée : remplacer les boutons par des bonbons !

Histoire et illustrations originales (assiettes peintes), écriture bien rythmée.

A partir de 7 ans. Idéal pour une séance collective.

 

grenouille-verte1Sur la mort d'une grenouille...

Ses yeux bruns, cerclés d'or, ouverts pour regarder le monde et les hommes, se sont fermés sur les calmes certitudes de la mort. L'amie qui me l'avait offerte, sous l'aspect encore hybride du têtard, lui avait donné, peut-être par ironie, le nom imprévu de : Hadlavaine ! Pourquoi l'aurais-je autrement nommée, oui pourquoi ? malgré ce je ne sais quoi de tragique qui me faisait pressentir sa fin prématurée.

Hadlavaine avait le masque à la fois lyrique et impérieux. Sous son absence totale de nez, une bouche gourmande souriait au miracle quotidien des nourritures et certainement aussi, nostalgiquement, au marais sonore où s'étaient fécondées ses cellules gélatineuses.

Elle était née aux îles Lofoden, mais des soins attentifs l'avaient rapidement acclimatée à nos habitudes méridionales. Comme elle était docile aux appels de l'instinct, il lui fallut à peine vingt-deux ans pour connaître à fond les ressources splendides que lui offrait le bocal à cornichons, sa demeure ordinaire. Il s'agissait pour elle d'accomplir le travail accablant qui consistait à faire connaissance avec les cailloux polychromes garnissant le fond de son séjour humide, le mannekepis de bronze doré qui en décorait le centre, la petite échelle de bois qu'il lui fallait gravir selon le rite des variations atmosphériques et, là-haut, à la surface de l'eau calme, apprendre à épeler lentement sous le ventre du petit canard de porcelaine, le hiéroglyphe abscon, « souvenir de Blankenberghe », qui en faisait l'ornement.

maigret_003J'aime beaucoup ce paragraphe : « On l'avait vu en compagnie d'un certain J.-P. Sartre, au Café de Flore, à l'apéritif. Mais l'interrogatoire de ce Sartre n'avait rien donné. Impossible de comprendre un traître mot à sa déposition. On n'avait pas insisté. »

 

LA DERNIÈRE ENQUÊTE DE MAIGRET

par

***

- Un gros homme, avait dit le patron de l'hôtel, un type carré l'air grognon.

On l'avait cuisiné. Mais il était abruti par sa manie des petits verres...

- Ah ! monsieur le commissaire, il sentait le tabac.

C'était tout de même un renseignement.

Un homme de lettres assassiné dans un hôtel de Versailles...

Médiathèque André Malraux
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